Association pour un Etat fédéral franco-allemand

Un nouvel élan pour l'Europe

Le principe

Deux objectifs

Sortir l'Europe de son impasse institutionnelle

Répondre, en France, au désir d'émancipation régionale

Un moyen

Une union des peuples dans une fédération

des régions françaises et des länder allemands

 

Les étapes

1

Créer, grâce à vous, un large mouvement d’opinion, en France et en Allemagne, en faveur de ce projet.

2

Obtenir, grâce au poids de la « vox populi », l’adhésion du monde politique à l’idée d’un gouvernement fédéral franco-allemand

3

Organiser l’élection d’une assemblée constituante chargée de proposer la loi fondamentale de la fédération qui sera soumise à référendum

 

Nos arguments

Une superpuissance

3ème puissance économique mondiale (après les USA et la Chine, mais loin devant le Japon et le Royaume-Uni) et 3ème exportateur mondial (derrière la Chine, mais pas très loin des USA)

Des similitudes

Histoire, attachement à la culture, respect de la science, niveau de vie, droit, protection sociale, qualité des infrastructures, adhésion irréversible des deux peuples aux principes démocratiques, aux droits de l’homme et à la nécessité de la défense de l’environnement

Des complémentarités

En Allemagne: culture de la décentralisation et importance des pouvoirs régionaux, puissance de l’économie et structure optimisée du tissu industriel, grande sélectivité des objectifs commerciaux, image de « haut de gamme » et de qualité.

 

En France: puissance politique avec le statut de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, puissance militaire incontestable et nucléaire; force de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire ; culture de « politique industrielle » et grands groupes mondiaux (aéronautique, espace, transports terrestres, armement, construction navale).  

En savoir plus

 

Vos interrogations. Nos réponses.

Nous allons fâcher nos partenaires européens


Pas nécessairement si l’objectif est bien expliqué : nous créons, avec un État fédéral franco-allemand, un réceptacle susceptible d’accueillir les régions d’autres pays européens volontaires. Dans notre esprit, il n’est qu’une étape (mais un préalable obligé).
Il va de soi qu’il faudra éviter de froisser nos amis européens (en particulier les signataires du Traité de Rome : Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Italie). On pourrait imaginer de les associer comme « observateurs » dans la négociation entre la France et l’Allemagne, étant entendu qu’ils sont appelés, tôt ou tard, à faire partie de l’État fédéral projeté et que leurs éventuelles remarques seraient susceptibles d’être prise en compte. Mais – toujours dans l’esprit de simplifier au maximum la négociation initiale – « observateurs », pas « négociateurs ». Nous avons, dans l'association, des adhérents belges et italiens qui ont compris notre démarche.




Nous allons perdre notre langue


Pourquoi devrions perdre notre langue ???
Depuis que la Suisse existe, on continue à parler français en Suisse romande. Malgré un État puissant et fortement centralisé qui a voulu imposer le Mandarin dans toute la Chine, les Cantonais continuent à parler… le cantonais.
La création d’un État fédéral franco-allemand ne changera rien : les Français parleront français ; les Allemands, l’allemand. On pourrait penser que cette union pourrait renforcer l’appétence des Français pour l’apprentissage de l’allemand (et inversement), mais cela est peu vraisemblable. Il est un fait que, depuis longtemps – que cela plaise ou non, l’anglais est devenu le moyen de communication universel. Et un gouvernement fédéral ne peut, si tant est qu’il ait envie de le faire, changer cette tendance : on continuera, comme à la Commission européenne ou comme dans les entreprises bi ou multi nationales, à négocier et communiquer en anglais (et ce d’autant plus que le gouvernement fédéral que nous appelons de nos vœux dépassera rapidement le cadre franco-allemand). Il n’aura donc aucune raison de devoir imposer une langue commune.
Un État fédéral n’ajoutera rien et ne retranchera rien à ce vieux et difficile combat pour la défense de la langue française (idem évidemment pour l’allemand, l’italien, l’espagnol… ou le corse et le catalan).
Au demeurant, les progrès de l'Intelligence Artificielle rendront caduque le problème: il suffit de voir les prototypes actuels, époustouflants, de traduction orale simultanée.




Nous allons perdre notre culture/notre identité


Perdre notre culture ? Quelle culture ? Désolé de le dire, mais il faut s’y faire : il n’y a pas de culture française (ni allemande, bien sûr)
Il y a une littérature française, une peinture française… mais la culture (ou la science) n’appartient à aucune nation. Elle est la propriété de l’homo sapiens. Français, je n’ai pas l’impression de trahir mon pays si je préfère Beethoven à Berlioz.
Certes, les peuples ont en commun (plus ou moins) un patrimoine culturel qui est un élément fondamental de leur identité, mais qui songerait un instant qu’un gouvernement fédéral aurait l’envie (et le pouvoir) de les en priver. Dans un gouvernement fédéral des régions, l’identité de chacun, souvent liée à ses racines (ou exprimée comme telle) a, au contraire, plus de chance d’être préservée (là encore, l’exemple de la Belgique ou de la Suisse est éloquent).
A contrario, si une union de la France et de l’Allemagne permet aux Français de mieux connaître les richesses culturelles de l’Allemagne et inversement, qui s’en plaindrait ? Mais s’il on en fait un préalable, même nos petits-enfants ne verront pas l’éclosion de ce projet ! De toutes manières le culturel et le politique sont deux sphères qui, de notre point de vue, se portent d’autant mieux qu’il n’y a pas d’intersection (voir, à cet égard les méfaits des propagandes « culturelles » des nazi et des soviétiques).
Au demeurant, cessons de comparer inlassablement nos différences ! Il y a, entre Français et Allemands, beaucoup plus de choses en commun : attachement à la démocratie, aux principes des droits de l’homme et aux acquis sociaux, respect de l’État de droit, souci de l’environnement…
Quant aux complémentarités, un peu d’osmose ne ferait pas de mal : l’Allemagne et la France, c’est – en généralisant grossièrement, bien sûr – le sérieux associé à la fantaisie, la musique à la peinture, la philosophie à la littérature, la rigueur à la créativité.
Mais si derrière le mot culture, on veut parler de mode de vie, craint-on un seul instant que les allemands nous obligent à boire de la bière ou, ce qui ne serait pas forcément un mal, s’entêtent à vouloir nous faire traverser dans les passages cloutés ?




Les Français n’aiment pas les Allemands... et réciproquement.


L'amour n'a rien à voir dans notrre projet.
Créer un gouvernement fédéral franco-allemand (avant de l’étendre à d’autres provinces ou États européens), c’est essentiellement pour avoir une voix qui porte vraiment sur la scène internationale et pour défendre notre place et nos intérêts dans un monde qu’on est bien obligé de considérer comme potentiellement hostile. Ce n’est pas pour vivre un grand amour entre nos peuples, mais parce que, dans la mondialisation où nous baignons, la puissance des entités politiques revêt un caractère essentiel.
Croyez-vous que les Bretons aiment beaucoup les Provençaux ; les Bavarois, les Prussiens ; les Suisses allemands, les Suisses français parce qu’ils dépendent d’un même gouvernement ?
Les mariages de raison, c’est peut-être tristounet mais on dit que ce sont les plus solides.
Au demeurant, les sondages sont formels : à la question « De quel pays vous sentez-vous le plus proche ? », l’Allemagne vient (très largement) en tête (L’Italie, loin derrière, malgré l’argument souvent évoqué : « nous sommes des latins »). Au XIII ème déjà, notre "Saint-Louis" national, s'adressant à l'empereur d'Allemagne disait : "Nos peuples sont cousins". Et l'immense historien que fut Ernest Renan affirmait: "Le Rhin n'a jamais été une frontière"
(car, ajoutait-il, la culture est la même des deux côtés).
De toutes manières, c’est pour éviter les vieux ressentiments qui peuvent encore exister entre les nations que nous proposons une union des régions françaises et des länder allemands : entre le Bade-Wurtemberg et la Provence, entre l’Alsace et la Bavière, nul ressentiment, nulle aversion, nul sous-entendu, nulle imprécation.




Du fait de sa plus grande population, l’Allemagne aura toujours la majorité à l’Assemblée


Au départ du processus d’unification, si l’on parle de l’Assemblée constituante destinée à construire le cadre institutionnel de cette union franco-allemande, il est bien évident qu’il faudra, condition sine qua non, un nombre égal de députés français et allemands.
Ensuite sans préjuger du mode de scrutin qui sera adopté pour élire les députés de l’Assemblée fédérale, soyez persuadés que les opinions politiques auront bien vite beaucoup plus de poids que les nationalités d'origine. On le voit parfaitement bien en ce qui concerne l’Assemblée européenne actuelle : le SPD allemand vote avec le Parti socialiste français contre la CDU et les Libéraux. Il n’y a vraiment aucune raison que cela change dans l’Assemblée fédérale : la politique reprendra rapidement ses droits, en particulier l’éternel clivage droite-gauche, au nom du combat pour les « valeurs » – réelles ou supposées - des uns et des autres.




Que va devenir l’Euro, l’Union européenne ?


La création d’un gouvernement fédéral franco-allemand ne changera rien au fonctionnement de l’euro. Au début, du moins. Ensuite, il se pourrait que ce gouvernement adopte l’idée que la Banque centrale européenne ne puisse continuer à vivre dans la totale indépendance dont elle jouit aujourd’hui. Mais ceci est une autre histoire et c’est une affaire de confrontations politiques quant au statut voulu pour la BCE. Cela concernera le gouvernement fédéral et les élus, pas notre association.
Même scénario pour les institutions politiques de l’Union européenne. Aucun changement au début : le nouvel État fédéral assumera toutes ses obligations issues des divers traités européens (avec,néanmoins, une différence majeure : la France et l’Allemagne parleront d’une seule voix….et donc d’une voix qui comptera beaucoup). Ensuite, comme nous sommes persuadés que de nombreuses provinces ou États adhéreront au nouvel État fédéral, il est probable que les institutions européennes, telles que nous les connaissons aujourd’hui, sentiront la pressante nécessité d’une réelle remise en cause. Mais, là aussi, c’est une autre histoire. Au demeurant, cette union entre la France et l'Allemagne n'implique aucunement la remise en cause des traités existants (contrairement à l'option souvent proposée d'une Europe à 6 ou 8 nations)




Les Allemands vont nous écraser par leur poids économique


En France, nous développons un complexe d’infériorité à l’égard de l’Allemagne. Mais, c’est un sentiment relativement récent. Nous oublions que jusqu’à l’adoption des lois « Hartz » entre 2003 et 2005, l’Allemagne était l’homme malade de l’Europe.
Notre complexe repose essentiellement sur les performances à l’exportation de l’industrie allemande.
Ces performances sont dues à la conjonction de deux facteurs :
un choix délibéré du « haut de gamme »
la volonté « héroïque » de réforme sous l’impulsion de Gerhart Schröder.
Le premier facteur a fourni à l’Allemagne les moyens de très bien résister à la concurrence des pays à bas salaires (en privilégiant, contrairement à la France, l’automatisation à l’immigration).
Le second facteur a permis à l’Allemagne de retrouver un « second souffle » à un moment où le « miracle allemand » commençait à montrer ses limites.
Mais on a vite oublié que les « courageuses » réformes n’ont été menées que sous la pression de circonstances historiques exceptionnelles : la réunification allemande. C’est avant tout ce grand dessein qui a permis, en faisant rêver, de faire accepter de lourds sacrifices par les citoyens allemands (les donneurs de leçons, d’outre-Rhin ou d’ailleurs, omettent toujours de rappeler ces circonstances particulières quand ils reprochent aux pays « latins » de manquer de volonté de réforme).
Cette conjonction exceptionnelle a produit des résultats exceptionnels au plan économique, en particulier un excédent vertigineux de la balance commerciale.
Pas besoin d’être grand prophète pour prédire que l’Allemagne va devoir desserrer l’étau de la rigueur et qu’elle est vouée à faire des sacrifices sur l’autel de la compétitivité (est symptomatique la demande d’une semaine de 28 heures – oui, vingt-huit heures ! – exprimée par le très puissant syndicat de la métallurgie).
L’Allemagne devra donc augmenter sa pression fiscale pour des raisons sociales, mais aussi pour une raison économique : pallier la faiblesse endémique de l’investissement, en particulier de l’investissement public (ce qui a valu au Spiegel de titrer : « La ruine de l’Allemagne »).
Par ailleurs, le « roi de l’exportation » commence à souffrir de la concurrence chinoise, en particulier dans un domaine qui semblait jusqu’à présent une chasse gardée de l’Allemagne, celui des machines-outils. L’automobile, demain ?
Tout cela pour dire que, parlant de l’Allemagne, ce peut-être un fort bon partenaire, mais en aucun cas une mariée trop belle, encore moins un ogre vorace. Compte tenu de nos atouts (nombreux, cessons de nous flageller !), nous n’avons aucun complexe à avoir dans un projet d’union avec l’Allemagne dans le cadre d’une fédération de régions.




Supprimer l'échelon des Etats, n'est-ce pas impossible aujourd'hui ?


À terme, l’échelon entre le gouvernement fédéral franco-allemand et les provinces n’aura pas de raison d’être.
Cependant, il n’y a aucune urgence à supprimer brusquement cet échelon - du moins en ce qui concerne l’organisation administrative.
Rappelons que l’objectif premier de l’union est de créer un pouvoir fort face aux puissances mondiales. Ce qui importe avant tout est donc l’existence d’un exécutif unique dans les domaines régaliens essentiels à la défense de nos intérêts.
A cette fin, nous avons l’obligation de créer d’emblée un noyau dur, à savoir « Défense » et « Affaires étrangères », placées sous l’autorité de ministres de plein exercice. La fusion des forces armées ou celle des ambassades ne devrait pas, au-delà de l’acceptation du principe, poser de réelles difficultés d’intégration ou de gouvernance.
Pour tous les autres ministères, on peut envisager (suggestion) un ministre fédéral assisté de deux ministres délégués – l’un de « souche française », l’autre de « souche allemande » – chargés chacun des administrations telles qu’héritées au moment de l’union. Donc, pas de révolution administrative, pas de changement inutilement stressant pour les citoyens et souplesse bienvenue pour harmoniser, au rythme qui convient, ce qui doit être harmonisé entre les procédures françaises et allemandes.




Les lois sociales ne sont-elles pas trop différentes de part et d'autre du Rhin ?


S’il y a une chose sur laquelle les économistes sont d’accord (fait assez rare pour être souligné), c’est le fait que le modèle allemand n’est pas très différent du modèle français.
Et pourtant les mythes ont la vie dure. En particulier cette idée, très présente en France, que les gouvernements allemands auraient choisi de fragiliser la population allemande pour privilégier la compétitivité de l’industrie allemande. Comme le dit Patrick Artus, « Cette vue est très fausse : la générosité de la protection sociale est voisine en Allemagne et en France. Quand on regarde les dépenses publiques de santé, de retraite, d'éducation, on voit un niveau identique pour la santé, un niveau plus élevé en France pour la retraite et l'éducation, ce qui vient de l'organisation institutionnelle (retraites d'entreprise en Allemagne). En réalité, l'Allemagne est un pays où la protection sociale est généreuse, financée par une pression fiscale assez forte, même si elle est plus faible qu'en France (44 % du PIB contre 52 %) ».
Autre vérité : le niveau de salaire (charges sociales comprises), le temps de travail réel, les procédures de licenciement sont très comparables.
Il est vrai qu’il y avait, avant 2015, une différence importante : pas de salaire minimum en Allemagne. Cette absence de salaire minimum était justifiée par la volonté de privilégier l’emploi, même peu rémunéré, au chômage. « Mieux valait des travailleurs pauvres que des chômeurs ». Cette politique a entraîné évidemment une forte paupérisation du salariat dans les professions non protégées par des accords de branche (en gros, tout ce qui n’était pas l’industrie).
Aujourd’hui, cette différence – la seule notable – a disparu même si le salaire minimum en Allemagne est, aujourd’hui encore, plus faible qu’en France (8,84 € contre 9,67 € en France). Mais il y a une forte pression en Allemagne pour une augmentation du salaire minimum et une diminution de la durée légale du travail (en témoigne la demande de la semaine de 28 heures par le très puissant syndicat IG Metall – certes conditionnelle mais néanmoins bien affichée !).
Conclusion : union de la France et de l’Allemagne ou pas, ne cherchez pas dans le modèle social une différence majeure entre nos deux pays ni une bonne raison pour s’opposer à cette union.





 

L'association

L’ «association pour un gouvernement fédéral franco-allemand» (nom court: «Union France Allemagne») est une association loi de 1901, créée le 11 janvier 2018. Son objet est de favoriser une union institutionnelle de la France et de L’Allemagne sous la forme d’une fédération des régions. Elle n’est liée à aucun parti politique et, pour assurer sa parfaite indépendance, s’interdit toute subvention émanant de ces partis. De même, et contrairement à de nombreuses associations, mouvements ou fondations de soutien à l'Europe, nous nous refusons à toute subvention de la Commission européenne.

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